L'art du wing chun kung fu            



ORIGINES DU WING CHUN




Il faut gravir la montagne pour pouvoir juger de la hauteur du ciel...
Il faut descendre au fond de la vallée pour pouvoir juger de la profondeur de la terre...
Il faut écouter la leçon des anciens maîtres pour pouvoir apprécier les vertus de l'étude...
Les paroles des saints, fussent-elles vieilles de mille ans, ne doivent pas devenir inutiles!
PROVERBE CHINOIS





Il y a énormément de mystères et de légendes sur les origines du wing chun.

Le wing chun est un style qui a évolué au cours des siècles. Il n'a pas été créé en une seule fois, il a subi bien des influences.

Dans le mode de transmission chinois actuel, le maître choisit son élève et l'enseignement n'est pas diffusé.

Chacun prendra donc ce qu’il veut…



Les origines du Wing chun selon Ip man



La fondatrice du système Wing Chun Kung Fu, Mlle Yim Wing Chun était originaire de Canton ( Province de Kwangtung ) en Chine. Elle était une jeune fille intelligente et sportive, droite et directe. Sa mère est morte peu après ses fiançailles avec Leung Bok Chau, un marchand de sel de Fushan.





Son père, Yim Yee, a été accusé à tort d'un crime et, plutôt que de risquer la prison, ils se sont enfuits pour finalement s'installer au pied de la Montagne Tai Leung près de la frontière entre les provinces du Szechuan et duYunan. Là ils ont gagné leur vie en tenant un magasin de soja .

Pendant le règne de l'Empereur K'anghsi de la Dynastie Ching (1662-1722), le Kung Fu s'est énormément développé dans le Temple de Shaolin du Mont Sung, dans la province du Hénan. Cela a réveillé la crainte du gouvernement Mandchou ( les gens non-chinois de la Mandchourie du Nord, qui gouvernaient la Chine à cette époque ), qui a envoyé des troupes pour attaquer le Temple. Bien qu'ils aient échoués, un homme nommé Chan Man Wai, un fonctionnaire récemment nommé cherchant les faveurs du gouvernement, a suggéré un plan.

Il complota avec le moine shaolin Ma Ning Yee et d'autres qui étaient décidés à trahir leurs compagnons de mettre le feu au Temple tandis que les soldats attaquaient de l'extérieur. Shaolin a été complètement brûlé et les moines et disciples disséminés. Les cinq aînés ou "Cinq Invincibles" composés de la nonne bouddhiste Ng Mui, Abbot Chi Shin, Abbot Pak Mei, Maître Fung To Tak et Maître Miu Hin se sont échappés et prirent chacun des chemins différents.





Ng Mui se réfugia dans le Temple de la Grue Blanche sur le Mont Tai Leung ( également appelé Mont Chai Har). Elle y rencontra Yim Yee et sa fille Wing Chun à qui elle avait souvent acheté du lait d'haricot caillé en revenant du marché.



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À quinze ans, avec ses cheveux attachés selon la tradition pour montrer qu'elle était en âge de se marier, la beauté de Wing Chun a attiré l'attention d'un voyou local. Il a essayé de forcer Wing Chun de l'épouser et ses menaces continues devinrent source de problème pour elle et son père.

Ng Mui eut vent de ces menaces et pris Wing Chun en pitié. Elle décida d'apprendre à Wing Chun des techniques de combat pour qu'elle puisse se protéger. Wing Chun suivit Ng Mui dans les montagnes et commença à apprendre le Kung Fu. Elle s'entraînait nuit et jour, jusqu'à ce qu'elle maîtrise les techniques. Puis elle défia le voyou en combat et le vaincu.

Plus tard Ng Mui voyagea dans tout le pays, mais avant de partir elle demanda à Wing Chun de scrupuleusement honorer les traditions du Kung Fu, de développer son Kung Fu après son mariage et d'aider les résistants à renverser le gouvernement Mandchou et rétablir la Dynastie Ming. Après son mariage Wing Chun apprit le Kung Fu à son mari Leung Bok Chau. A la mort de Wing Chun, il donna en sa mémoire le nom de sa défunte épouse au Kung Fu qu'elle lui avait enseigné.

A son tour il transmit ces techniques à Leung Lan Kwai. Ce dernier les transmit ensuite à Wong Wah Bo. Wong Wah Bo était un membre d'une troupe d'opéra à bord d'une jonque, connu par les chinois sous le nom de la" Jonque Rouge". Wong a travaillé sur la Jonque Rouge avec Leung Yee Tei. Par hasard Abbot Chi Shin, qui s'était enfui de Shaolin, était déguisé en cuisinier et travaillait sur la Jonque Rouge.

Chi Shin apprit les techniques des six points et demi du bâton long à Leung Yee Tei. Wong Wah Bo était proche de Leung Yee Tei et ils ont partagé ce qu'ils connaissaient du Kung Fu. Ensemble ils ont partagé et amélioré leurs techniques et c'est ainsi que les techniques des six points et demi du bâton long ont été incorporé dans le Wing Chun Kung Fu. Leung Yee Tei a transmis son Kung Fu à Leung Jan, un herboriste renommé de Fushan.

Leung Jan a saisi les secrets les plus profonds du Wing Chun, atteignant le plus haut niveau de connaissance. Beaucoup de maîtres de Kung Fu sont venus pour le défier, mais tous ont été défaits. Leung Jan est devenu très célèbre. Plus tard il a transmis son Kung Fu à Chan Wah Shan, qui m'a pris moi et mes frères aînés de Kung Fu , tel Ng Siu Lo, Ng Chung So, Chan Yu Min et Lui Yu Jai, comme élèves il y a plusieurs décennies de ça.

On peut ainsi dire que le système Wing Chun nous a été transmis d'une lignée descendant directement de son origine. J'écris cette histoire du système Wing Chun pour la mémoire respectueuse de mes prédécesseurs. Je leurs suis éternellement reconnaissant de m'avoir transmis les connaissances que je possède maintenant . Un homme doit toujours penser à la source de l'eau quand il la boit; c'est ce sentiment partagé qui unit nos frères de Kung Fu . Est-ce que ce n'est pas la façon de promouvoir le Kung Fu et de projeter l'image de notre pays ?



C'était l'histoire du Wing chun selon Ip Man.

IP MAN






Ip Man (1893-1972) fut le dernier grand-maître de Wing chun.

Né en Chine dans la province de Kouangtong, il étudia 3 formes différentes du Wing Chun Kuen sous la direction de Tchan Houa Tchouen, Ng Tchong Sö et Leang Pi.

Agé de douze ans, Yip Man se rendit au Kwoon de Chan Wah Shun avec trois cents pièces d’argent en poche, dans l'espoir de se faire accepter comme élève.

Chan pensa d'abord que le garçon avait volé cet argent à ses parents avant de s'apercevoir que le garçon avait effectivement économisé cet argent.

Il accepta de le prendre comme son dernier disciple.

Yip Man étudia avec Chan pendant quatre années et à sa mort, il partit pour Hong Kong.

A l’age de seize ans, Yip Man était déja un combattant accompli. Il fut présenté à un vieil excentrique, Leung Bak, renommé pour son habilté en Kung Fu. Il le défia mais fit battu.

Leung Bak était le fils survivant de Leung Jun et le dépositaire des secrets du Wing chun authentique. Il accepta Yip man comme élève.

Yip Man étudia pendant quatre ans avant de retourner à Fatshan où il défia les élèves avancés de l’école de Chan. Il devint le grand maître de Wing Chun.

Il était très respecté pour ses talents en Kung Fu mais il n’accepta jamais de prendre des élèves.

En 1949, à la prise de pouvoir de Mao, Yip Man partit pour Macao, laissant derière lui toute sa fortune.

A Macao, Leung Shan, un maître de l’école du sourcil Blanc, retrouva Yip Man dans un état de grande misère et décida de l’emmener avec lui à Hong Kong.

L’école de Leung Shan se trouvait sur la propriété du syndicat des employés de restaurant, à Hong Kong, où on donna à Yip Man un petit appartement.

Chaque soir, après la fermeture du restaurant, des cours de kung Fu avaient lieu en présence de Yip Man qui ne cachait pas ses critiques à l’encontre du style de Leung Shan.

Un soir de 1951, excédé par ce manque de respect, Leung Shan le défia. Il était plus jeune et plus fort que Yip Man mais son art ne pouvait rivaliser avec l’art du Wing Chun. Il fut facilement battu.

Cette victoire marqua le début de l’enseignement de Yip Man à des disciples soigneusement choisis, parmi lesquels, en premier lieu, venait Leung Shan.

A la fin des années 1960, il fonda la Hong-Kong Vingchun Athletic Association, qui fut la première association officielle de Wing Chun Kuen du 20ème siècle.

A l'origine, Yip Man réserva son enseignement à un cercle limité de disciples choisis, par la suite, il changea d'optique et son action, fut à l'origine d'un rayonnement international du Wing Chun Kuen. Il fut également très célèbre pour les duels qu'il livra tout au long de sa vie et pour avoir été le maître de Bruce Lee; on se doute donc de l'impact qu'il a eut sur celui-ci...






Il savait qu'il ne suffisait pas d'être un bon pratiquant pour devenir un bon professeur, mais qu'il était important de savoir transmettre ses connaissances à ses élèves.

Yip Man rejeta tous les termes compliqués liés à l'art et aux théories philosophiques et changea le langage pour donner au système une forme d'expression plus moderne, de façon à rendre plus facile l'apprentissage. Il a également abandonné l'utilisation de certaines formules, des termes anciens du système. Il a interprété le sens de ces formules dans des exercices simples, pratiques, accessibles d'emblée aux pratiquants, au lieu de se contenter de leur débiter des paroles fleuries et mystérieuses qui n'avaient pour eux aucune valeur.

La quasi-totalité des styles actuels se réclament de l'enseignement de Yip Man.





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Symboles, mythes et réalités sur les origines du wing chun




La légende des 5 Invincibles



La légende raconte que le Wing Chun est né à Shaolin lors de réunions secrètes entre 5 grands maîtres : les 5 "invincibles" :
- Abbot Jee Shin : expert dans le style shaolin, l'homme de bois et le combat avec une arme
- Bai Mei : expert en Qi Gong martial
- Fong Sai Yuk : grand combattant, il fondera le kung fu du Tigre Blanc
- Miu Hin : reconnu dans les 5 boxes chinoises, il participe activement au développement du Wing Chun
- Mg Mui : experte dans l'art des points vitaux, elle développe les aspects pratiques du Wing Chun

Les 5 "ancêtres" n'ont pas été les seuls rescapés du monastère.

Ils n'ont jamais élaboré un kung fu "supérieur" à celui de Shaolin. Tout çà n'a aucun sens et, du reste, est propre à une discussion occidentale, pas chinoise. On ne trouve jamais çà dans la transmission traditionnelle qui reste confinée au Sud de la Chine.

Dans tout grand monastère, il y a des maîtres qui transmettent chacun leur enseignement. Parler d'un seul wushu de Shaolin n'a strictement aucun sens.

Aujourd'hui, on retrouve dans ce style l'empreinte de ces 5 grands maîtres, même si seule Ng Mui est la seule que l'on retrouve à la base de ce style dans toutes les branches. Certaines choses ont parfois évolué en fonction des maîtres qui l'enseigne.

Certains privilégient le mannequin de bois (c’est une pratique du Temple Shaolin du Henan), d'autres le chi sao, enfin certains les exercices de renforcement du corps comme on trouvait à shaolin. C'est simplement une divergence dans l'efficacité du style, car ce qu'il faut comprendre dans cet exercice, ce sont les sensations : le touché est plus rapide que la vue.

On dit du Wing Chun : "Il ne faut que quelques années pour l'apprendre mais une vie ne suffit pas pour le maîtriser !" et "le Wing Chun, c'est l'esprit et le corps à toute heure du jour ou de la nuit."

Il existe au moins 5 temples de Shaolin, mais lorsque l'on parle de Ng Mui et de son passage à Shaolin, c’est le Shaolin de la province du Henan, et non de celui de la province du Fujian, au Sud de la Chine.

Tout au long de son histoire, ce style de boxe va descendre au Sud de la Chine, sous la pression de l'envahisseur mandchou d'abord, puis avec l'arrivée des communistes, et de là, vers Hong Kong, Formosa (Taiwan), et le Vietnam.


Chine


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Le fleur de prunier





Il s’agit d’un symbole très vieux et distinctif dans l’art chinois du wing chun. La fleur de prunier (Meihua) représente symboliquement le wing chun. Et ce n’est pas un hasard ! Le wing chun est lié à l’histoire de la Chine d’hier et d’aujourd’hui, aux sectes et demeure un trésor national.

La fleur de prunier est toujours représentée avec cinq pétales et fut choisie en 1911 comme la fleur nationale de la république de Chine.

Le wing chun fut mis au point par une femme (la nonne Mg Mui), de son vrai nom, Loi Sai Leung… fille d’un général de l’armée impérial, qui vivra au palais du Fils du Ciel et jouira d’une éducation due à son rang.

Dans l’histoire du wing chun, il y a aussi un autre personnage très important, c’est le médecin Leung Jan. Un homme de bien, cultivé comme pouvait l’être Mg Mui…

La fleur de prunier symbolise la constance, le courage, l’inflexibilité… C’est aussi la fleur de prédilection des lettrés et des peintres chinois.

Le peuple Hakka va importer la fleur de prunier jusque dans le centre de l’île de Taiwan, à Hsinyi. Une ville, aujourd’hui, grandement renommée pour ces collines blanches…

Et ajouter à ces faits historiques, c’est l’élévation du peuple Hakka dans son histoire étroitement lié aux arts de la Boxe du Printemps Radieux, qu’il faut percevoir.

La fleur de prunier est un trésor au même titre que la boxe chinoise ! La fleur de prunier fait partie des quatre trésors de la Chine au même titre que le Bambou, l’orchidée et le chrysanthème.

Dans le wing chun on enseigne le combat à mains nues mais aussi avec des armes. Parmi celle-ci, la longue perche (se souvenir des bateliers de Hong-kong) de 6 points et demi ( Look Deem Boon Gwun). Surnommée « La perche à la fleur de prunier.» Symboliquement appelé ainsi, cela représente l’impact du bâton qui dessine une fleur à cinq pétales, quand le coup est porté correctement… Il s’agit d’une frappe particulière, qu'Yip Man avait appris lors de son éducation au wing chun. Il existe un tao de la fleur de prunier… Les cinq pétales comme les cinq grands maîtres (les cinq invincibles) ou les cinq grandes familles des wushus chinois. C’est tout un symbole.



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Yongchun et grue blanche



De plus il y a dans le sud de la Chine une ville dénommée Yongchun, berceau du style de la Grue Blanche mais aussi du style Wing Chun. Son surnom : Eternel printemps... et l'autre nom du Wing chun est la boxe du printemps radieux...

Encore un détail, on retrouve des concepts de la grue blanche dans le wing chun... Il y a donc une filiation entre les provinces du sud et ce wushu.



Au Vietnam, il se dénomme yongchun…



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Le rôle des femmes



Deux femmes sont à l'origine de ce wushu, ce qui donne une finesse à ce wushu qui ne réclame pas autant de force que bien d'autres.



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Le rôle des Triades



Le dernier descendant de la dynastie Sung, sera tué par Kublai Khan. Mais avant d'être exterminé, il fonde une société secrète, le "Lotus blanc" en 1280. En effet, ce jeune prince souhaitait ainsi rallier à sa cause divers groupuscules de résistance, tous d'origines bouddhistes contre l’envahisseur mongol.

La secte "parfumée à l'encens" était le nouveau nom du Lotus Blanc, pour mieux se mêler et paraître nouvelle au sein des groupes religieux existants. La devise : "Renverser Qin, rétablir Ming" est faite d'un jeu de mot en chinois, qui passe inaperçu pour qui n'est pas au courant de la tradition.

Parmi ces sociétés secrètes redoutables pour combattre l'empire nouveau mandchou Qin : la Triade. Elle se réunissait dans un couvent, dans la province du Fukien. On y vénérait de nombreux symboles initiatiques, comme les "5 Ancêtres". Ces fameux 5 ancêtres qu'au détour d'une filiation manquée, certains élèves du wing chun initial vont prendre comme un témoignage historique, au pied de la lettre.

Certains ont cru que le Shaolin du Fukien a existé... Il n'y avait pas de Shaolin dans cette province, mais on disait entre membres de la secte, "venir du Shaolin du Fukien". Pourquoi ? Parce que LE Shaolin, le "premier sous le Ciel", était l'honneur et l'admiration sous les Ming. Le Shaolin inconnu du Fukien, c'était en réalité ce couvent.

Oui, on se disait "venir du Shaolin du Fukien", on vénérait les 5 Ancêtres mythiques, mais ce n'était que des modes initiatiques à l'intérieur de ces sociétés secrètes organisées entre elles et sous la loi de la plus forte.

A cette époque de grands troubles en Chine, les places fortes de résistance sont nombreuses, il serait naïf de croire que le Shaolin du Hénan avait le seul ou le principal centre de résistants. Il était un symbole de l'ancienne dynastie Ming, mais rien de plus. Il n’y avait pas de société secrète, juste du bouddhisme.

Comment abattre ce symbole de résistance bouddhiste, religion du pouvoir Ming, c’était une priorité du nouvel empereur. Mais il souhaitait briser ce symbole, pas le monastère, pour ne pas heurter la conscience du peuple chinois. Les Qin veulent avant tout montrer qu'ils sont respectueux des religions chinoises, mais en les plaçant sur le même pied d'égalité.

L'empereur manchou sous la dynastie Qin (en pinyin) naissante, ne voulait pas d'un carnage dans un temple Shaolin déjà célèbre. Il était hors de question d'en faire des martyrs et il était impensable d'offenser les chinois en détruisant leurs temples. Des années durant, aucune solution ne fut trouvée. C'est alors que le ministre de la guerre eut l'idée d'infiltrer un moine à leur cause. Il unifia un petit groupe dans le monastère pour aider les mandchous à rentrer sans tout détruire. La traîtrise fit merveille, le monastère ne fut pas détruit, il y eu bien des morts et de nombreux moines s'enfuirent.



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Le rôle des Hakkas



Les Hakka (Kejia ou famille d’invité) sont une ethnie chinoise du Nord de la Chine de l’antiquité. On les appelle également les Hani, soit les Chinois de Han ! Les ancêtres des Han seraient originaire des provinces du Henan et de Shanxi ! Il y a 2700 ans… Avec l’invasion des provinces du nord par les Mongoles, les Hakka vont progressivement descendre vers le sud de la Chine. Ce périple va durer quelques siècles pendant les différentes dynasties de l’époque. Il s’agirait d’un peuple nomade à la base, cultivé et qui va progressivement s’installer sur l’ensemble du territoire chinois. Ils s’installent prêt de la mer et deviennent de redoutables pêcheurs. Ils cultiveront également les terres fertiles dans les provinces méridionales de Guangdong, Fujian, Jiangxi, Hunan, Guangxi, Guizhou. Ils peupleront également les Iles de Sichuan et Taiwan (pour le sud). Toutefois, sous l’Empereur Kangxi, les Han sont chassés des régions côtières et désavoués par le Fils du Ciel. Ils seront rappelés une décennie plus tard mais leur terre sont déjà allouées… Un antagoniste profond va s’installer entre les différents groupes ethniques de l’époque. Le peuple Hakka est très fier et certaines histoires font état de cette fierté. Un détail qui à son importance dans l’histoire de ce peuple et de la Chine. Malgré ces conflits parfois violents, l’ethnie est considérée comme chinoise à part entière. Ils seront par ailleurs membres de différentes sectes comme les Taiping « Turbans jaunes » et en seront même à la tête avec la famille Hong (famille Hung qui sera à l’origine du Hung Gar… )



jonque rouge

L’ethnie Hakka est toutefois très particulière dans sa vie au quotidien… Fière, orgueilleuse d’après les sous-entendus des historiens, ils vivront souvent à l’écart des autres ethnies. La plupart d’entre-eux se destinent donc à une carrière militaire, de chef d’état voir de bandit... Ils construisent des maisons / villages, avec une seule entrée et sortie.

Ce sont les Lou de Tu ou Weilongwu, elles sont rondes ou angulaires et formes comme des forteresses. La raison de cette architecture, c’est la menace permanente des bandits ou de maraudeurs vivant non loin dans les montagnes du sud. Par conséquent, ils structurent, hiérarchisent, les étages de la façon suivant :
Le premier étage : Sers pour les réserves d’eau en même tant que pour le bétail.
Le second : Pour le stockage de la nourriture
Le dernier : Les espaces de vies pour les familles

L’ethnie Hakka va beaucoup migrer durant des siècles, en s’installant en Malaisie, Singapour, Thaïlande, le Timor Est, l’Europe, les Caraïbes, U.S.A et Hong Kong.

Les hakka vont donc jouer un rôle majeur dans le développement des arts martiaux chinois. Pour le wing chun, il y a deux versions quelques peu distinct l’une de l’autre…

Première version

Lors de l’attaque du temple de Shaolin, Mg Mui va descendre progressivement dans le sud de la Chine. Durant un laps de temps, elle va vivre auprès du peuple Hakka. En échange de sa couverture, elle protégera les « bateaux fleuris » de toutes concurrences, y fera régner l’ordre et finira par enseigner les prémices du wing chun. La boxe du « Printemps radieux », c’est la dénomination littéraire du wing chun qui est donc à l’instigation de la nonne Mg Mui. Elle était entre autres la filleule d’un des derniers descendant de la famille Hung, lui-même issu de l’ethnie !

Mg Mui avait la lourde de tâche de faire respecter ces lieux par la clientèle mais aussi de les protéger de la concurrence. Les filles qui opéraient dans ces restaurants étaient initiées à cet art...

C'est aussi de là que part l'affiliation "Père / Fils" tel qu'on la retrouve aujourd'hui et qui c'est transformé en "de chinois à chinois"...

Seconde version

Elle fait référence à Gee Sim. Il s’agit d’un des cinq grands maîtres de Shaolin du Henan qui échappa au massacre des moines. Il fait partie des « 5 invincibles » de l’histoire chinoise. Le moine se cacha sous un faux nom en tant que cuisinier dans la troupe d’opéra des Red Boats. Il va initier Leung Yee Tei, Wong Wah-Bo à la perche de six points et demi, mais également à l’art de Shaolin. Ces bateaux appartiennent aux Hakka, ce qui va donner naissance au Hakka Kuen ou encore Weng Chun Kuen.

Ce que l’on sait moins, c’est qu’au cours de sa vie Yim Wing Chun avec son mari, va s’installer dans une vallée du sud de la Chine (Près du fleuve jaune) et va initier les Hakka à son tour. Avant cela, ce peuple pratique l’art de « Prière méridionale Mantis d’Oeil de Phœnix »

Ce sont autant de clin d’œil au wing chun…

L’immigration du peuple Hakka et la colonisation de certaines provinces chinoises corrobore ces détails historiques, car on y retrouve toujours les traces du wing chun dans la plupart des cas… C’est aussi de là, que part l’affiliation de « chinois à chinois », pour l’enseignement de cet art si particulier.

Et le dernier grand maître du wing chun, Yip Man fut un porte-parole pour le peuple Hakka, notamment à Hong Kong pour la confrérie des bateliers Hakkas. Car ces derniers sont majoritaires dans ce coin de l’Asie, ils détiennent le port mais également les restaurants environnants les « Seafood » !

Le wing chun n’est pas uniquement un système de défense, il est plus complexe qu’il n’y paraît et son développement est tant physique que psychique… Les Hakka ont une influence sur le cours de l'histoire chinoise et d'outre-mer démesurée face à leur poids numérique, notamment dans le domaine des chefs révolutionnaires et politiques. C’est pourquoi l’ont retrouve de grands personnages de ce monde et issue de l’ethnie Hakka.

Entre la décennie de 1980 et 90 les Hakkas ont eu la distinction unique d'avoir chacun des trois grands responsables politiques de chacun des trois pays chinois en même temps:
Deng Xiaoping pour la Chine,
Lie Tenghui pour Taiwan,
If de Kuan de la lie pour Singapour.

Au 21ème siècle, il y a quatre membres du peuple Hakka qui mène leurs pays respectifs :
Chen Shuibian pour Taiwan,
Thaksin Shinawatra pour la Thaïlande,
Lie Hsien Loong pour Singapour,
Adrienne Clarkson pour le Canada.
Mao Zedong (Mao Tse Toung) général en chef de l’armée Rouge
Soong Mei-Ling épouse de Chiang Kai-Shek



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Plusieurs filiations, mais combien sont authentiques ?


Pratiquement, il existe des différences entre la filiation authentique chinoise, et les autres filiations.

Le taolu de la petite idée est différent entre la filiation traditionnelle chinoise et les autres.

Dans la filiation de Ip man par exemple, il n’y a qu’un seul premier tao, shil lim tao (en cantonais) : la « petite idée ». Dans l’autre filiation traditionnelle chinoise principale, il y en a deux. Au départ, la base est « la petite pratique », (le fameux shil lim tao, mais sans la « petite idée ») puis tout le reste avec un, second bâton. Lorsque l’on arrive au niveau supérieur, on apprend la « petite idée », à savoir le premier taolu, mais « en petite idée » : il se travaille avec l’esprit, c’est à dire avec le Qi…

Cela devient alors la naissance de la petite idée parce que l’on contrôle vraiment avec le corps et l'esprit : c’est là que se situe le wing chun quan. La petite idée est pour le niveau supérieur, parce que dans ce style, il est dit que l'interne de Shaolin du Hénan est très bon !

Avec le Qi, on devient vraiment un authentique pratiquant. C'est là que se révèle la valeur du style original , pas avant. Tout le trésor est là, la petite idée nait en nous.

La filiation chinoise authentique a deux bâtons, celle de Ip man un seul.

Elle a 196 mouvements au mannequin de bois alors qu’il y en a 116 voir 108 dans la branche cantonaise.

On travaille en Chine le double sabre court, très pur, extrêmement complet, et non le double sabre d’appontage comme à Taiwan et au Vietnam.

La filiation de Hong Kong a perdu une partie du wing chun.

On y enseigne un style externe que l’on diffuse dans le monde entier depuis Bruce Lee qui n’a rien à voir avec la transmission interrompue de la filiation chinoise, discrète et confucéenne, qui continue à se faire en Chine et ailleurs.

Certaines écoles se rattrapent en disant qu'il y a un travail dans Shil Lim Tao de Qi Gong, et placent alors ce style en externe/interne, mais on a perdu l’essentiel de l’interne en mélangeant « petite idée » et « petite pratique ». De ce fait, la « petite idée » est partiellement perdue.

C’est pourquoi il est difficile de comprendre exactement ce qu’est la « petite idée ».

Certaines écoles ajoutent des applications pratiques avec un suivi au sol ou des clés… on est loin de la ;petite idée, parce qu'elle est en partie perdue. De la est venu aussi la grave erreur de croire que ce style est externe ...

Enfin, en wing chun tradtionnel, il n'y a pas de combat. Comme il a commencé, il doit finir ! C'est rapide, vif et sans concession d'aucune sorte pour l'adversaire. Il est difficile de reconnaître un pratiquant de wing chun traditionnel car tout est caché dans son être… Souple, agile et rapide, sa brutalité n'en ressortira que plus brutalement... La brutalité existentielle dans le wing chun traditionnel est interne tout comme l'art. Elle ne ressort que pour marquer l'agresseur…Le wing chun est un style du sud complet et qui restera caché aux yeux du monde. C'est le voeu d'un peuple et des sifus authentiques ?



Ce que l’on sait sur les origines du wing chun…



Le cheminement historique du Wing Chun remonte inlassablement vers la nonne Mg Mui (Wu Mei), il y a environ 200 ans mais cela est difficile à dater. Mg Mui était la fille d’un général impérial sous la dynastie Ming.

La religion des natifs, le taoïsme chinois, voit d'un bon oeil la fin des privilèges scandaleux octroyés par la dynastie Ming aux bouddhistes. Cette religion en effet est devenue en Chine très nationaliste.

Et ce sont les chinois taoïstes qui souffrent. Ce bouddhisme est bien la religion du pouvoir, avec les mêmes dérives que dans d'autres pays avec d'autres religions. Pourtant, dès le départ de la dynastie mandchoue Qing, cela dérape. Les attentats contre le nouveau pouvoir sont nombreux, on assassine, on résiste fortement. C'est une surprise pour les mandchous qui ne croyaient pas avoir autant de problèmes.

Déjà, des généraux chinois ont permis l'invasion par les mandchous, mais ils sont tués par le fils du premier Empereur, par peur de trahison quand ils vont constater qu'ils restent. Une fille d'un de ces généraux est une taoïste, maître en wushu, et venge son père en assassinant ce fils. Elle s'enfuit dans un foyer très important de résistance, et s'y cache sous un nouveau et faux nom : Ng Mui (en cantonais).

Elle se trouve donc bien au Shaolin du Henan. Et cela gêne considérablement les mandchous. Ils ne veulent surtout pas donner mauvaise impression aux chinois en bafouant leurs religions, et toucher a ce monastère "premier sous le Ciel" est impossible.

Ng Mui vit au temple Shaolin de Songshan dans la province du Henan. Nous sommes en l’an 1662-1722, sous la dynastie de Qing et pendant le règne de l’Empereur Kangxi. Le temple jouit d’une grande réputation dans l’art du Kung Fu. Les moines passent beaucoup de temps dans l’étude et l’analyse des divers arts martiaux de l’époque. Ils étudient les techniques et les principes selon des théories chinoises. L’empereur n’y voit aucun mal et autorise le développement d’autres religions. Hors, le temple accueil des étudiants qui sont en faveur de la dynastie des Ming. Le monastère sert d’arrière base pour la rébellion contre les Mandchous et dès lors ont parle de société secrète… C’est l’apparition des triades ! C’est le petit-fils de Kangxhi, l’Empereur Chian Lung (de 1736 à 1796 après J.C) qui décide d’envoyer des soldats avec l’ordre d’exterminé les moines mâles, femelles et d’anéantir le temple. L’attaque est massive et le massacre est inévitable… Ont parle d’une trahison dans les rangs des moines de haut rang, dont le numéro 7 dans la hiérarchie du temple Shaolin du Henan. Toutefois, plusieurs moines arrivent à prendre la fuite mais ils seront en partie rattraper et exterminer… Le monastère de Shaolin n’est pas complètement détruit malgré l’assaut et les incendies. Il reste seulement les cinq maîtres dont la nonne Mg Mui, l’aînée du groupe. Leur histoire se retrouve souvent sous le titre : Les cinq invincibles La nonne part en direction de la Chine du sud ou elle va voyager de monastère en monastère dans les provinces de Fujian et Yunan. Elle finit par se réfugier au temple de la Grue Blanche Tai Leung (Tai Lang ou aussi le mont Chai ha) mais elle ne sera pas la seule à rejoindre ce temple. Elle va demeurer un moment dans le monastère de la petite forêt (Shaolin Ji). Mg Mui est supérieure dans la pratique du Kung Fu mais sa technique s’affaiblit et elle craint la jeunesse des autres moines pour plus tard. Elle doit développer un style propre à sa personne, qui lui permettra d’affronter ces hommes forts. C’est par hasard qu’elle va assister au combat entre une grue blanche et un serpent… Elle va observer le cheminement de l’existence et le combat pour la vie. La nonne est spécialisée dans l’étude zoomorphique des formes de Kung Fu. De ce fait, elle va mettre au point un style martial nouveau. Mais, ce style qu'elle est-il ? Car la généalogie du style Wing Chun lui est attribué ! Hors, Mg Mui va mettre au point un style martial appelé le Mo Gar (ou Wu Mei Kung Fu).

Ng Mui transmis à Yim Wing Chun, qui transmit à son mari Leung Bok Chau, qui transmit après la mort de son épouse à Leung Lan Kwai, qui transmit à Wong Wah Bo, qui transmis à Leung Yee Tei, qui transmis à Leung Jan. La lignée est authentique et sa transmission confinée.

Leung Jan, herboriste dans la province du Foshan, avait un fils, Leung Chun, à qui il transmettait son art, et il y avait un homme nommé Chan Wah Chun qui voulait à tout prix devenir son élève, mais Leung Jan refusa.

Chan Wah Chun copia ce qu'il put en savoir, et demanda au fils d'intercéder en sa faveur. Le père lui enseigna partiellement son art, car le médecin ne souhaiter pas extérioriser véritablement son art. Seul son fils reçut un enseignement de qualité.

A la mort de Leung Jan apparurent ainsi deux branches : l'une de Chan Wah Chun, et celle ed Leung Chun, qui continua à transmettre de manière authentique.

Elles allaient cependant se rencontrer accidentellement par le biais de Ip Man (Ye Wen en mandarin), originaire du Foshan.

Après le décès Leung Jan, Ip Man devint très jeune l'élève de Chan Wah Chun. Ce dernier a enseigné pendant 40 ans, et il a eu 16 élèves. Ip Man étudia 3 ans avec lui jusqu'à sa mort.

Apres, Ip Man partit faire des études à Hong Kong, et il appris qu'il y avait un homme qu'on disait être bon en wushu. Il s'apperçut que c'était du wing chun et le défia pour voir son niveau. Ip Man perdit à sa grande surprise. Il demanda à être son élève...c'était Leung Chun, le fils de Leung Jan ! Ip man put recevoir l'enseignement authentique du médecin que ne reçut pas Chan Wah Chun. Il étudia quelques années avec lui et il repartit au Foshan. Il avait alors 24 ans.

Ip Man enseigna alors à beaucoup d'élèves au Foshan. Ceux-ci enseignèrent à leur tour, c'est la première lignée, la moins connue.

Il y eut la seconde guerre mondiale, et Ip Man rejoignit une seconde fois Hong Kong. En 1949, c'est ainsi qu'il recommenca à enseigner, il avait alors 56 ans. C'est la deuxieme lignée, celle qui est connue, de Hong Kong. Son élève le plus bagarreur était Wong Sheung Lung.

Un nouvel évènement devait conduire ce style à une extériorisation mondiale, parfaitement interdite à l'origine.

En 1954, Li Jun Fan (Bruce Lee) est connu pour être un voyou très bagarreur. Et son père, acteur connu, ne savait plus quoi faire. Il présenta à son ami Ip Man pour qu'il se maîtrise

Ip Man accepta de lui enseigner directement. Mais Bruce ne resta que quelques jours, car il s'ennuyait et ne rêvait que de bagarres.

Après, il eut une bagarre où il utilisa le peu qu'il avait appris et fut très étonné de gagner si facilement. Il se prit ainsi de passion pour ce style et revint chez Ip Man. Mais Bruce ne voulait apprendre que pour mieux se battre, et Ip Man ne lui enseigna pas. Il y a avait aussi unepu le fait que Bruce Lee n'était pas un pur chinois par sa mère, et le wing chun n'était à l'époque qu'enseigné à des chinois. Ce fut Wong Sheung qui le fit. Ils s'entendaient très bien car ils souhaitaient tous les deux se battre par dessus tout.

Son père l'envoya alors aux Etats-unis à 18 ans officiellement pour des études, mais en réalité pour l'éloigner de Hong Kong.

Bruce Lee commenca comme serveur dans un restaurant chinois, et le soir, il s'entrainait dans une cave. Il s'était fait deux amis, Taki Kimura et Dan Inosanto.

Bruce ouvrit une école de wing chun dans le quartier de Chinatown, et il enseignait le wing chun incomplet qu'il avait appris. Quand il revint voir Ip Man à la naissance de son fils Brandon, il eut la maladresse de croire qu'en offrant beaucoup d'argent, Ip Man allait accepter de parfaire sa formation. Ce dernier, confucéen, refusa.

A partir de 1967 donc, Bruce changea le nom de son école et ne dit plus qu'il enseignait le wing chun, mais le Jeet Kune Do.

Le wing Chun, qui est un petit style du sud de la Chine, s'est donc répandu dans le monde entier grâce à quelques élèves qui firent grande publicité autour de Bruce Lee après sa mort. En 1972, en effet, Lee avait trois écoles : la sienne, celle de son ami Taki Kimura, et celle dirigée par Dan Inosanto. Mais Lee, surchargé de travail, décida de confier son école à son meilleur élève. Mais celui-ci refusa en lui expliquant que l'argent n'est pas bon et qu'il est son ami. Lee découvrit que beaucoup n'étaient amis avec lui que par intérêt. Il vit aussi que cet élève avait un niveau que les deux autres directeurs n'avaient absolument pas. C'est pour cela que Lee fit fermer ses trois écoles, et fit signer à Taki et à Inosanto un engagement à vie de ne plus jamais enseigner le Jeet Kune Do. Mais Ip Man mourut en 1972 et, peu de temps après, Bruce Lee.

Les deux écoles réouvrirent, et on vit de plus en plus des élèves de la seconde génération de Ip man dirent qu'ils étaient les successeurs officiels de Ip Man.

C'est ainsi que ce style s'est répandu anormalement dans le monde, et principalement aux Etats-unis

Ce bref historique ne rend compte que d'une infime partie filiale de la transmission, de ses acteurs et de ses maitres. Pour beaucoup, il n'aurait jamais du quitter le sud de la Chine, et rester transmis dans la sphère familiale... Une soeur de Bruce est restée très proche de l'authentique wing chun.

Le wing chun est cependant toujours resté fondamental et authentique à Hong Kong, à Taïwan et au nord du Vietnam. Et sa transmission reste authentique et discrète. Quand au meilleur élève de Bruce, il a su rester très discret, conservant l'enseignement de Lee sans le rendre public.

Il y a donc deux filiations traditionnelles, celle de Ip man, et l’autre chinoise, issue de Leung Chun.



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