Cette page va vous permettre de cerner un peu mieux les termes employés en Wing chun et plus généralement dans les arts martiaux.
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CHI-KUNG
Voir Qi Qong
C'HI OU QI
Dans la culture traditionnelle chinoise, le Ch'i (prononcez 'tchi') est considéré comme une sorte d'énergie universelle. Toutes les choses qui vivent contiennent le Ch'i. Toutes les choses sans vie sont dépourvues de Ch'i. Les Chinois pensent que cette force se propage à travers le corps le long des méridiens.
Absente de notre culture occidentale, la notion de Ch'i est en revanche omniprésente dans la plupart des arts méditatifs et des arts martiaux asiatiques. On le retrouve sous le nom de 'prana' en Inde ou 'Ki' au Japon.
CHI SAO
Chi sao 黐手. Exercice de mains qui s'entremêlent dans des enchaînements codifiés à la base afin de développer les sensations dans le combat
GONG FANG
Textuellement attaque défense.
JIBEN-GONG

Exercices fondamentaux répétés durant des jours, des mois, des années jusqu'à la maîtrise parfaite :
Tui-fa : techniques de jambes
Quan-fa : techniques de poings avec un fort travail des hanches et relâché du corps
Shen-fa : combinaisons techniques permettant de délier et coordonner les différentes parties du corps
Bu-fa : postures permettant d'avoir une assise correcte et stable pour la pratique
KUNG FU
Kung Fu est le terme Chinois qui désigne un homme accompli, un homme qui se réalise dans l'expression de l'art qu'il a choisi, qu'il soit martial ou non.
Littéralement, l'expression Kung Fu (Gong Fu) signifie "pratique de l'homme adulte". L'idéogramme isolé Kung correspond à "pratique", "travail assidu" et l'idéogramme Fu correspond à "l'homme adulte" ou "l'homme expérimenté".
On peut définir le Kung Fu de façon comme le "travail parfait en voie de s'accomplir".
Le Kung Fu est composé de deux notions très fortement liées. Kung représente la voie à accomplir. Il décrit les étapes à franchir et surtout la chronologie pour accéder à ces différentes étapes. Fu représente la conscience de la réalisation de cette voie.
Bien que généralement utilisé pour décrire l'ensemble des arts martiaux chinois, le terme de "Kung Fu" peut s'appliquer à bien d'autres disciplines comme, par exemple, la préparation du thé. Le terme "Wushu", lui, est plus restrictif et désigne uniquement les arts martiaux chinois.
Les arts martiaux que désigne le terme "Kung Fu" sont issus des plus anciennes traditions chinoises que sont le bouddhisme et le taoïsme.
Deux grandes écoles martiales en sont à l'origine : l'école interne ou Neija reliée à la tradition Wudang et l'école externe ou Weijia reliée à la tradition Shaolin. Ces deux courants ayant par la suite donné naissance à de multiples styles et à la plupart des autres arts martiaux asiatiques
QI QONG
Travail du souffle, de l'énergie vitale.
Le Chi Kung (Qi Gong en transcription Pin Yin), fait partie de
l'ensemble des arts martiaux chinois internes. Vieux de plusieurs
centaines d'années, ces exercices
énergétiques chinois sont
généralement pratiqués dans le but
d'améliorer et de maintenir la santé. Ces
exercices travaillent à la fois la respiration,
l'étirement des muscles et tendons, l'équilibre
et bien plus encore. Le Chi Kung peut être
pratiqué jusqu'à un âge assez
avancé.
QINNA- SHUAI JIAO
Système de saisie, clés, luxations, contrôle des articulations, pressions des points sensibles.
RENDAï
Exercices d'étirement musculo-tendineux permettant d'assouplir et renforcer les articulations et le corps dans son intégralité.
SANSHOU
Combat libre

STYLES INTERNE ET EXTERNE
Les arts martiaux chinois se subdivisent en deux grands groupes de styles dits 'internes' et 'externes'.
Le facteur qui permet de déterminer la nature 'interne' ou 'externe' d'un style d'art martial est le Ch'i et surtout la façon dont il est appréhendé.Il est généralement admis que l'utilisation du Ch'i, pour accroître puissance et vélocité, est apparu au cours de la dynastie Liang (540 après J.C.).
En fait, on pense qu'avant l'arrivée de Damo la théorie et les principes du Ch'i étaient uniquement utilisés dans la médecine et non dans les arts martiaux. La vitesse et la puissance étaient développées à travers des entraînements purement physiques. Et bien que ces entraînements mettaient l'accent sur la concentration de l'esprit, ils ne débouchaient pas sur un véritable travail du Ch'i. Les pratiquants d'arts martiaux de cette époque se concentraient donc uniquement sur la puissance musculaire ou puissance externe. C'est pourquoi les styles issus de cette période sont classés comme étant des styles externes.
Lorsque l'empereur Liang Wu accueillit Da mo, ceux-ci furent rapidement en désaccord. C'est pourquoi Damo continua sa route jusqu'au temple Shaolin. Là, il découvrit des moines affaiblis qui somnolaient durant les longues heures de lecture. C'est à cette époque que Damo se mit à entrer dans une phase de méditation dans le but de découvrir comment aider les moines. Cette phase de méditation dura neuf années pendant lesquelles Da Mo écrivit deux classiques : le Yi Jin Jing et le Xi Sui Jing. Après la mort de Damo, les moines Shaolin appliquèrent les méthodes décrites dans le Yi Jin Jing pour renforcer leur corps et leur esprit. Ils s'aperçurent rapidement que non seulement cet entraînement leur permettait d'être en bonne santé mais qu'il les rendait plus forts aussi. C'est ainsi que travaillant toujours à leurs techniques de combat, ils y ajoutèrent les techniques de travail du Ch'i décrites par Damo et devinrent des combattants extrêmement efficaces. Les pratiques des moines Shaolin s'étendirent alors à l'extérieur du temple et beaucoup de nouvelles formes de Ch'i Kung - techniques de travail du Ch'i - furent créées.
Certains styles d'arts martiaux privilégièrent un entraînement en douceur du corps plutôt que l'entraînement musculaire intensif développés par les moines Shaolin : puisque le Ch'i est la source et le fondement de la force physique, un pratiquant d'art martial doit d'abord travailler à la construction de cette source. Cette théorie stipulait que lorsque le Ch'i est abondant, il peut conduire le corps au niveau le plus élevé et permettre d'atteindre une puissance réelle et efficace. Au moins deux styles répondant à cette théorie furent créés à cette époque (550-600 av. J.C.) : Hou Tian Fa et Xiao Jiu Tian. Ces deux styles sont les sources originales du Tai Ch'i Chuan.
Les styles internes (taoïstes) insistent davantage sur la respiration, le calme de l'esprit, le développement de l'énergie interne le Qi (Ch'i). Ils préconisent la défaite de l'adversaire à l'instant même où il attaque, en utilisant son énergie pour la réduire à néant.
Les styles externes (bouddhistes) mettent l'accent sur le développement physique, la musculation, la force des coups et la rapidité d'exécution.
De nombreux styles de Kung-fu sont formés par une combinaison des deux systèmes. La plupart préconisent d'ailleurs l'utilisation du dur contre doux, et du doux contre le dur. En général, les Chinois divisent les différents styles de Kung fu en deux branches principales Nord et Sud d'après leur lieu d'origine.
Suivant cette classification, le Wing Chun est un style combiné, interne et externe, du Sud.
SIFU
Le sifu est le terme désignant l'enseignant de wing chun. Selon les écoles, les termes varient. En fonction de son niveau, on est instructeur ou enseignant, puis sifu par exemple.
Sidai 师弟 (simpl.), 師弟 (trad.) élève masculin de la même génération qui étudie depuis moins longtemps.
Simui 师妹, 師妹 élève féminine de la même génération qui étudie depuis moins longtemps.
Sihing 师兄, 師兄 élève masculin de la même génération qui étudie depuis plus longtemps.
Sije 师姐, 師姐 (ou 姊?) élève féminine de la même génération qui étudie depuis moins longtemps.
Sifu 师父, 師父 enseignant.
Sisuk 师叔, 師叔 sidai du sifu.
Sibak 师伯, 師伯 sihing du sifu.
Sigung 师公, 師公 enseignant du sifu.
Sijo 师祖, 師祖 enseignant du sifu du sifu.
TAOLU

Enchaînements codifiés représentant des techniques de combat ou des mouvements respiratoires, ils sont l'âme ou l'essence du Kung-fu.
Taos du wing chun :- Siu Lum Tao 小念頭 ou Sil Nim Tao : 1er tao
- Chum Kiu 尋橋 : 2e tao
- Bil Gee 鏢指 ou Biu Jee : 3e tao
- Muk Yan Jong 木人樁 : mannequin de bois
- Bat Jam Do 八斩刀 : couteaux papillons
WUSHU
Wu shu signifie littéralement "avec ou sans armes". Celui qui pratique le kung fu Wu Shu est donc un homme qui s'accomplit à travers l'étude des arts martiaux.
Actuellement il existe plus de 450 styles de Wu Shu répertoriés en chine . On les classe en plusieurs catégories, selon leur origine géographique ou leurs caractéristiques techniques. On distingue ainsi les styles du Nord, du Sud, les styles internes ou externes, et combinés.
Le Wing Chun, quant à lui, est issu de la synthèse de différents styles (tigre, dragon, serpent, grue blanche). Basé sur le concept yin / yang, il fait partie des styles combinés (internes et externes).
WING CHUN
Wing, ving (en
cantonais) ou yong (en mandarin) signifie "réciter,
chanter..."
Chun, tsun :
"printemps, vie, vitalité..."
Wing
chun ou ving tsun signifie donc "chanter le printemps, printemps qui
chante, ode au printemps, printemps éternel, printemps
radieux "La langue utilisée (cantonais, mandarin, vietnamien...), la diversité des styles et des écoles expliquent que nous employons plusieurs termes pour désigner l'art du wing chun : yong chun, wing chun, ving tsun, weng chun...
Wing Chun Kuen 詠春拳 : la boxe Wing Chun
YIN & YANG
Yin : principe négatif, féminin.
Yang : principe positif, masculin.
L'expression représente l'équilibre fondamental qui reste à acquérir entre les deux forces.
ZUO-CHAN

Technique de méditation fondamentale du Chan (Zen en japonais).




