LES ARMES DU WING CHUN
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Les couteaux papillons
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Le baton long |
ATTENTION : le
transport des armes est réglementé :
consignes de la
fédération
Les couteaux papillons
D'après l'article
de Didier Beddar : L'origine des couteaux papillons
Yip Man avec des couteaux
papillons...
Les couteaux papillons nous
font découvrir une approche du combat rapproché
contre des adversaires armés ou non.
... Cliquez sur la caméra pour voir la
vidéo...
Les systèmes
d'attaque et de défense emploient le principe de
coordination entre les deux bras associés à un
puissant système de déplacements. Le poids des
couteaux agi directement sur la maîtrise et la
précision technique des pratiquants et il n'est pas rare
qu'à la suite d'une pratique régulière
les techniques d'applications et la tonicité
générale du corps s'en trouve
amélioré.
Les maîtres prenaient plaisir
à laisser découvrir les
élèves par eux-mêmes des vertus des
différents exercices affairant à leur style.
Outre le côté purement martial de l'utilisation
des couteaux papillons en tant que technique de self défense
armé, leur pratique contribue fortement aux renforcements
des techniques, agissant directement au niveau des tendons des coudes
et des poignets et dynamisant la mobilité
générale du corps. Ce nom de Bart Jarn Dao
provient de l'intention initiale de leur créateur de
désigner les poings d'attaques et de visées
principales des couteaux papillons qui sont les poignets, les coudes,
les genoux et les épaules.
Le but était
plutôt de blesser l'agresseur que de le tuer. En effet les
Bart Jarn Dao sont originaires du temple de Shaolin, ils
étaient utilisés par les moines et les nonnes
lors de leurs déplacements. Ils transportaient
régulièrement des sommes d'argent
gagnées par leur travail et bien souvent devaient faire face
à l'agression de bandits désireux de leur
dérober leurs biens. A cette époque il
n'était pas rare que les agresseurs soient armés,
les moines pouvaient alors utiliser les couteaux- papillons pour se
défendre. Ceux-ci ne nécessitant que peu
d'encombrement étaient de plus l'une des seules armes
pouvant s'adapter aux différentes formes
d'épée, de sabres et de bâton . La
religion Bouddhiste dont les moines étaient issus leur
enseignait le respect de la vie, et ils ne leur étaient pas
permis de donner la mort. De ce fait les cibles de contre-attaque
devinrent les poignets et autres articulations qui immobilisaient de
toute façon le combattant adverse.
Après
l'invasion de la Chine par les Mandchous,
la pratique du Kung Fu avec ou sans armes fut interdit afin
d'empêcher un quelconque soulèvement. Les Hans
débutèrent l'entraînement d'une
armée révolutionnaire et les temples Shaolin
devinrent dés lors les sanctuaires secrets
d'entraînement préparatoire.
Parallèlement au développement des
techniques du Wing Chun, les couteaux papillons furent choisis comme
arme de prédilection car la longueur de leur lame
étaient facilement dissimulable.
De plus les couteaux
papillons pouvaient être utilisés comme un
prolongement du bras ce qui facilitait l'application des techniques et
des principes à main nues dans le combat aux armes.
Le
principe de base était que chaque défense
était accompagnée d'une technique de contre
attaque dans le même temps avec l'autre bras, et chaque
attaque d'un mouvement de déviation, de parades ou
d'immobilisation avec l'autre couteaux.
Les couteaux-papillons sont des
armes utilisées plus particulièrement par les
pratiquants des styles de Kung Fu du Sud de la Chine.
La longueur de la
lame est égale à la distance du poing et de
l'avant-bras, et une garde en métal est
positionnée autour de la poignée afin de
protéger la main.
Bien souvent les couteaux-papillons sont confondus avec les
petits couteaux philippins appelés Balisong. Ces deux armes
n'ont pourtant rien en commun, les couteaux-papillons ressemblent plus
facilement à des petits sabres.
le balisong...
L'avantage de la taille de la lame est que les Bart Jarn Dao
peuvent s'adapter aux attaques des armes courtes et longues
(bâton, sabre, chaîne, lance, trois sections, etc.)
et ceci même dans des espaces réduits.
Bien
évidemment dans les rapports avec les armes longues telle
que la lance, le pratiquant devra se munir d'une solide vigilance ainsi
qu'une rapidité d'action que peu d'artistes martiaux
aujourd'hui possèdent.
La longueur particulière
de la lame est conçue pour faciliter le maniement rapide et
souple.
Si la longueur de la lame ne correspond pas correctement aux
mesures du pratiquant, à savoir par exemple si la lame est
trop longue par rapport à la longueur de l'avant-bras,
l'utilisateur ne pourra pas pratiquer les techniques de rotation
à l'intérieur des bras sans risquer de se
blesser. C'est pourquoi en ce qui concerne les mesures du couteau
l'élève doit se tourner vers les connaissances de
son instructeur.
... Cliquez sur la caméra pour voir la
vidéo...
AVERTISSEMENT
: La vidéo est de mauvaise qualité... mais c'est
quand même Wong Shun Leung qui exécute la forme
des couteaux papillons !
Si vous voulez voir Ip man :
La forme
des couteaux papillons selon Ip man
Le style Wing Chun n'est pas le seul style à
utiliser les couteaux-papillons, dans les styles du Nord de la Chine on
retrouve aussi cette pratique. Les techniques et les principes d'action
sont par contre différents.
Dans les rapports de moyenne distance, le Wing Chun utilise
aussi les systèmes de coup de pied en coordination avec
l'utilisation des deux couteaux dans le même temps.
Un
maître bien connu pour ses prouesses martiales, Wong Fei
Hong, était réputé pour sa
dextérité dans la pratique des couteaux
papillons.
La pratique de la forme des couteaux papillons requiert une
bonne habilité générale. Les
débutants dans cette pratique devront prêter
attention à la direction des techniques qu'ils emploient. En
effet le poids des couteaux rend plus difficile la maîtrise
des mouvements et même si les techniques tel que Pak Sao, Tan
Sao, Bon Sao, etc.. se retrouve dans la pratique au couteaux, leur
exécution demande plus d'habilité et de
concentration.
Lors du contact avec les différentes armes le
pratiquant de Wing Chun utilise sa connaissance des forces pour diriger
l'énergie de ses techniques dans la bonne direction.
A ce
stade les mêmes principes que dans les exercices de Chi Sao
sont nécessaires pour progresser correctement.
L'entraînement aux couteaux papillons doit se concentrer sur
la précision des mouvements, la mobilité des
déplacements (qui sont accentué par rapport
à l'entraînement à main nues), la
coordination des mouvements, et la direction correcte des
énergies dans l'exécution des techniques.
Blocages, frappes et techniques.
Dans la défense les
techniques aux Bart Jarn dao sont basées sur les mouvements
circulaire et linéaire, les techniques pivotantes, les
mouvements d'abaissement et d'élévation, les
techniques de blocage et de cassage de lame.
Dans l'attaque les
techniques aux Bart Jarn Dao comprennent les mouvements
transperçant, coupant, frappant ainsi que leurs
combinaisons.
Dans l'entraînement de base, les pratiquants
débute par les techniques d'application contre
bâton ce qui élimine les risque de blessure grave.
Bien évidemment l'entraînement aux armes
nécessite un maître
expérimenté afin de guider correctement le
travail et éviter les accidents.
Naturellement les techniques d'applications peuvent
s'appliquer à d'autres armes.
La grande
épée est comparable au sabre du samuraï,
à l'épée de Taï Chi, etc. Le
pôle (bâton long) du Wing Chun est similaire
à la longueur de la lance ; le bâton est semblable
au bo ; les épées de Kali ressemblent aux doubles
couteaux, double épée, double bâton,
etc …
l'épée chinoise pour le
taïchi...
Dans la pratique des armes le travail des déplacements est
un élément indispensable. C'est pourquoi
l'entraînement au Bart Jarn Dao demande tant d'effort dans le
développement de la mobilité. Une mauvaise
répartition du poids et instantanément le
mouvement suivant s'en trouvera ralenti, donnant par-là de
trop grandes opportunités à l'adversaire. Les
réflexes visuels sont aussi d'une importance vitale dans ce
type d'échange. Etre capable d'utiliser ses yeux
efficacement et savoir quel doit être le point sur lequel il
faut se concentrer en fonction des circonstances est essentiel dans la
phase de pré-contact. La pratique des couteaux papillons est
une excellente méthode pour le développement de
l'acuité visuelle. A travers le travail des applications
techniques le pratiquant de Wing Chun développe sa
capacité à suivre des yeux le point le plus
dangereux de l'arme de son adversaire. Il agit ensuite en
conséquence en utilisant la rapidité de ses
déplacements pour interrompre l'attaque de son adversaire ou
le placer dans une position tactique défavorable.
L'avantage des Bart Jarn Dao est que n'importe quelle partie
du couteau peut être utilisé pour frapper. La
garde, le crochet, la pointe, la poignée, le dos ou le
tranchant de la lame sont autant de manières pour riposter
aux attaques d'un adversaire. De plus la taille et le poids moyen des
couteaux en font une arme d'une grande rapidité de
maniement.. Avec les couteaux papillons une simple rotation du poignet
transforme un mouvement de défense en une technique
d'attaque.
Les couteaux papillons...
Le baton long 

Le baton long...
Le baton long est un baton d'environ 2 mètres 70 mais, pour
des
raisons pratiques, il est surtout enseigné sous sa forme
courte
(2 mètres).
Certains disent qu'il vient du temple de shaolin, d'autres qu'il est en
fait la perche à la fleur de prunier des bateleurs des
jonques
rouges...
Il sert principalement pour le combat à distance.
Sa forme est assez simple à apprendre, mais il est dur
à manier et fait travailler les poignets.
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